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Covid-19, mise en place de filières de soins pour les personnes âgées à l’échelle des régions

 

L’avènement attendu d’une coordination gériatrique ?

Un maillage territorial se met actuellement en place pour soutenir et coordonner l’ensemble des structures et des professionnels concourant à l’accompagnement des personnes âgées.

En temps de crise, les dispositifs que les différentes structures d’appui à la coordination mettent en œuvre depuis plusieurs années,  de manière ascendante, territoire par territoire, se trouvent ainsi consacrés au niveau national.

En effet, dans le prolongement des conclusions du conseil scientifique, le ministère des solidarités et de la santé publie des recommandations pour mettre en place via les ARS, une cellule dédiée aux personnes âgées au niveau régional, déclinée dans chaque département. Elle s’adresse autant aux établissements médico-sociaux, qu’aux professionnels du domicile, afin de systématiser une organisation dédiée à la prise en charge des personnes âgées de plus de 70 ans, atteintes du Covid-19.

Tout d’abord, il s’agit de diffuser des consignes d’organisation et de prévention des risques :

  • En s’assurant de la mise en place de coopérations et de filière de soins
  • En organisant si besoin renforts pour les établissements
  • En veillant à l’accompagnement des professionnels
  • En soutenant la mise en œuvre de dispositifs d’accompagnement psychologique, pour les personnes et leurs proches
  • En prévenant et surveillant les ruptures d’approvisionnement
  • En mettant en place une veille territoriale.

Il s’agit, dans le contexte actuel, de mobiliser tous les acteurs pour apporter un appui à l’ensemble des établissements médico-sociaux accueillant des personnes âgées.

Pour cela des dispositions dérogatoires sont mises en place : intervention possible d’un établissement d’HAD même en l’absence d’une convention préalable, un recours à la téléconsultation facilité, et dérogation au principe du parcours de soins coordonné.

Afin de faciliter la coordination entre les différents dispositifs, et pour favoriser l’accès à une expertise gériatrique dès qu’elle est nécessaire, une astreinte sanitaire est créée avec un numéro dédié.

La décision d’hospitalisation, de maintien à domicile, ou la mise en œuvre de soins palliatifs doivent se faire en lien avec les recommandations en vigueur, en lien avec la situation du patient, les bénéfices escomptés. Concernant les soins palliatifs, une astreinte spécifique est mise en place, pour permettre un accompagnement ad hoc, tant en moyens humains qu’en moyens thérapeutiques.

La possibilité dépassement d’horaires de travail des personnels est ouverte ainsi que le recours à des renforts : étudiants, réserve sanitaire, intervention dérogatoire de professionnels de santé libéraux…

En dernier lieu, cette note précise l’importance d’une décision collégiale, concernant une hospitalisation, la dispensation de soins palliatifs, loin d’une doctrine nationale. Les espaces de réflexion d’éthique régionaux font pleinement partie des ressources à solliciter.