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« Société inclusive », de quoi parlons-nous ?

 

Selon le dictionnaire Larousse, une société est un « ensemble d’êtres humains vivant en groupe organisé », et inclusif signifie « qui contient en soi quelque chose d’autre, qui intègre une personne ou un groupe en mettant fin à leur exclusion ».

Une société inclusive est donc un groupe d’êtres humains attentifs à ne pas en exclure une partie de ses membres, dont on peut penser qu’ils pourraient être ceux qui possèdent des traits, des caractéristiques excluantes : maladie, handicap, précarité économique...

Une société inclusive est une société ouverte à tous, parce qu’elle reconnait à chacun le droit d’exister, d’y prendre place. Il s’agit donc, dans ce contexte, de s’adapter à des personnes vivant à avec une limitation physique et/ou cognitive, en favorisant leur accès aux biens et services quels qu’ils soient, et en leur permettant de vivre en fonction de leurs préférences.

Une société inclusive ne laisse personne au bord du chemin, elle est donc attentive à recueillir les attentes et aspirations de chacun, en intégrant une possible dégradation en termes capacitaires. Elle doit savoir anticiper le poids de certaines fractures, un exemple fréquemment évoqué étant l’illettrisme numérique, qui induit un renoncement à l’utilisation des formes de communication actuelles, facteur d’isolement et de précarité.

L’inclusion signifie aussi une attention aux évolutions sociétales modifiant les organisations territoriales, ce qui implique, par exemple, une attention forte aux déserts médicaux, à la fermeture des services publics de proximité…

 De même elle tient compte de l’aspiration des personnes âgées, de rester à leur domicile, ou du moins dans l’environnement qui leur est familier, mais en bénéficiant d’un accompagnement adapté à leur situation quelle qu’elle soit. Il faut être attentif à développer des formes d’habitat inclusifs, intergénérationnels, des habitats regroupés. Il faut considérer que le modèle actuel de l’EHPAD ne parviendra plus à répondre aux besoins ; dès lors, il est important de réfléchir à de nouveaux modes organisationnels, plus ouverts sur l’extérieur, afin   d’accueillir de manière qualitative les personnes les plus vulnérables, dans des conditions qui permettent de respecter la qualité de vie au travail des professionnels, ainsi qu’une juste rémunération.

Certes, cette attention portée aux plus vulnérables d’entre nous demande agilité, flexibilité, et anticipation, tant dans la mise en œuvre des ressources humaines nécessaires que des moyens matériels.

Une société plus inclusive requiert un changement des représentations de la société face à la maladie, aux handicaps, aux différences de tout ordre. Il faut permettre à chaque personne malade de garder/retrouver sa place.

Pour conclure, ce n’est pas aux personnes malades, vulnérables de s’adapter à la société, mais bien l’inverse.